Chiffres clés de la Loi de finances initiale 2025 : Un budget en contraction mais avec des ambitions économiques

Le budget global de l’État pour l’année 2025 est fixé à 6 614 milliards FCFA, marquant une baisse de 389 milliards FCFA par rapport aux 7 003 milliards FCFA de 2024, soit une diminution de –5,55 %. Cette contraction fait écho aux efforts du gouvernement pour rationaliser les dépenses publiques.
En revanche, les recettes fiscales attendues connaissent une progression, avec un montant de 4 359 milliards FCFA, en hausse de +4,31 % par rapport aux 4 180 milliards FCFA de 2024, soit une augmentation de 180 milliards FCFA.
Concernant les acquisitions de biens et services, une légère baisse est constatée, passant de 428 milliards FCFA en 2024 à 415 milliards FCFA en 2025, soit une réduction de -3,04 %.
Les budgets des institutions sont également ajustés, notamment :
• Présidence : stable, avec un budget de 78,61 milliards FCFA pour 2025 (contre 78,61 milliards FCFA en 2024, variation de –0,002 %).
• Assemblée Nationale : augmentation significative de +11,5 %, avec un budget de 22,47 milliards FCFA pour 2025, contre 20,16 milliards FCFA en 2024.
• Primature : légère baisse de -2,8 %, passant de 25,72 milliards FCFA en 2024 à 25,01 milliards FCFA en 2025.
Le déficit budgétaire prévu pour 2025 est de 7 % du PIB, avec l’objectif de le réduire à 3 % d’ici 2027.
Enfin, une croissance économique de 8,8 % est attendue pour 2025, soutenue par les principes directeurs de la Loi de finances qui visent la rationalisation des dépenses et une augmentation des recettes publiques. Le chef du gouvernement, Ousmane Sonko, a rappelé, lors du Conseil des ministres du 11 décembre, l’importance de ces mesures pour assurer la viabilité économique du pays.












