Encore du sang sur les routes : à quand la fin des “Cheikhou Chérifou” de la mort ?

Deux morts sur le coup. Des blessés graves. Des familles réveillées à l’aube par les cris, les appels téléphoniques et la douleur. Encore une fois, le drame s’est invité sur l’axe de Kébémer, à hauteur de Ndieng Diaw. Encore une fois, un “Cheikhou Chérifou” est impliqué dans une tragédie routière.
Jusqu’à quand allons-nous continuer à compter les morts sans jamais prendre les décisions qui s’imposent ?
Ces minicars, devenus le principal moyen de transport de milliers de Sénégalais, roulent souvent dans des conditions qui défient toute logique : surcharge, excès de vitesse, fatigue des chauffeurs, dépassements dangereux, véhicules parfois vétustes… Et au bout du compte, ce sont toujours des vies humaines qui se brisent sur le goudron.
Chaque accident laisse derrière lui des orphelins, des parents détruits, des rêves enterrés. Pourtant, dès le lendemain, tout recommence comme si la mort était devenue normale sur nos routes.
Il est temps de dire la vérité : certains conducteurs de “Cheikhou Chérifou” conduisent comme s’ils transportaient des marchandises et non des êtres humains. La course au gain rapide semble parfois plus importante que la sécurité des passagers.
Cette situation interpelle tout le monde : chauffeurs, propriétaires de véhicules, syndicats du transport, forces de contrôle et autorités publiques. Car derrière chaque drame, il y a souvent une chaîne de négligences et d’irresponsabilités.
Les Sénégalais méritent de voyager sans craindre de ne jamais arriver à destination. Prendre un transport en commun ne doit pas être un pari avec la mort.
Aujourd’hui, Kébémer pleure encore. Et demain, quelle localité sera frappée par un autre drame évitable ?












