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Fonds spéciaux : Ousmane Sonko clarifie et fixe la période de l’enquête parlementaire de 2012 à 2026

À l’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027, Ousmane Sonko a placé la transparence au cœur de la rentrée parlementaire.

Il y a des rentrées parlementaires qui s’éteignent dans le protocole, et d’autres qui donnent le ton d’une législature. Celle de la session ordinaire unique 2026-2027 appartient à la seconde catégorie. À la tribune de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a annoncé le dépôt, par les députés de Pastef, d’une proposition de résolution d’enquête parlementaire d’une ampleur rarement vue dans l’hémicycle sénégalais.

Une feuille de route pour la vérité

Le message est clair : aucun dossier sensible ne restera dans l’ombre. L’initiative embrasse sept dossiers qui, chacun à sa manière, ont nourri les interrogations des Sénégalais :

  • l’affaire Petrotim-Kosmos, au cœur des enjeux pétroliers et gaziers du pays ;
  • le Plan décennal de lutte contre les inondations, dont les citoyens attendent de savoir où sont allés les moyens engagés ;
  • les fonds spéciaux de la Primature ;
  • le HCCT et le Conseil économique, social et environnemental (CESE), institutions dont l’utilité et la gestion appellent des éclaircissements ;
  • le programme financé par la banque Santander (ASER, Intermach) ;
  • l’accord entre le ministère de la Santé et les États-Unis sur les données personnelles des Sénégalais, une question de souveraineté numérique.

Pétrole, inondations, deniers publics, institutions, financements, données personnelles : cette liste touche à l’argent des contribuables, à la sécurité des populations et à la souveraineté nationale. En les mettant sur la table d’un seul geste, Ousmane Sonko et son camp affirment une conviction : la redevabilité n’est pas un slogan de campagne, mais une méthode de gouvernement.

La constance d’une ligne

Ceux qui suivent le parcours du leader de Pastef ne s’en étonneront pas. Depuis ses premiers combats politiques, il a fait de la rupture avec les pratiques opaques le fil rouge de son engagement, et c’est cette promesse qui a porté une génération de Sénégalais vers lui. Qu’il choisisse l’ouverture de la session pour annoncer cette offensive parlementaire illustre un sens du tempo politique : il propose le débat public sur ces dossiers au moment où l’institution reprend ses travaux.

L’enquête parlementaire est par ailleurs un outil pleinement républicain. Elle redonne au Parlement sa vocation première, contrôler l’action publique, et elle offre un cadre institutionnel, public et encadré par la loi, loin des polémiques de rue et des procès médiatiques.

Vendredi 16 octobre : l’épreuve du concret

Le calendrier est déjà fixé. Le vendredi 16 octobre prochain, l’Assemblée nationale doit ratifier la liste des membres des différentes commissions. Après l’annonce, voici venir le temps de la mise en œuvre : composition des commissions, organisation des travaux, auditions. C’est là que se mesurera la détermination de la majorité parlementaire à aller au bout de sa démarche.

Un cap, une exigence

En plaçant la reddition des comptes à l’ouverture de la session, Ousmane Sonko a posé un jalon. Pour ses partisans, il reste fidèle à l’esprit qui l’a porté : un Sénégal où la gestion des affaires publiques se justifie devant les citoyens. Reste à transformer l’essai, et l’histoire retiendra que le cap a été donné dès le premier jour.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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