Kaolack : Deux pères de famille tués par la foudre à Djilakhar, une communauté plongée dans la douleur

Djilakhar, petit village niché dans la commune de Ndiédieng, vit depuis lundi un drame qui a bouleversé toutes les âmes. Deux pères de famille, âgés de 45 et 35 ans, ont été brutalement arrachés à l’affection des leurs par la foudre.
En une fraction de seconde, le ciel s’est abattu sur eux, laissant derrière chacun deux épouses et une communauté tétanisée par la douleur. Dans ce village agricole, où la solidarité est le ciment de la vie quotidienne, la disparition simultanée de deux soutiens de famille plonge des dizaines de personnes dans l’incertitude et la désolation.
« La foudre a frappé comme un couperet. Nous perdons non seulement des frères, mais aussi des piliers de familles entières », témoigne, la voix serrée, un proche des victimes.
Face à cette tragédie, le maire de Ndiédieng, Abdoul Aziz Mbodji, a exprimé sa profonde compassion avant de lancer un cri du cœur. Pour lui, ce drame doit sonner comme une alerte sur la nécessité d’investir dans la prévention.
« Nous interpellons le gouvernement sur ce problème pour qu’il prenne des mesures de prévention extrêmement efficaces », a plaidé l’édile, insistant sur l’urgence d’installer des paratonnerres en milieu rural, particulièrement dans les zones agricoles, où les habitants sont quotidiennement exposés.
À Djilakhar, le deuil est lourd. Les habitants, encore sous le choc, s’organisent pour entourer les familles endeuillées. Entre pleurs, prières et silences accablés, une question revient sur toutes les lèvres : combien de vies faudra-t-il encore pour que des solutions concrètes soient mises en place contre les coups de foudre meurtriers ?












