L’ANRAC et la Fondation Holland lancent la construction d’écoles à Djinéa Djilacounda et Niallé dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance

La reconstruction de la Casamance se poursuit, pierre après pierre, classe après classe. L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) a annoncé le démarrage imminent des travaux de construction d’une école primaire à Djinéa Djilacounda et d’un collège à Niallé, deux localités du département de Bignona. Ces chantiers, réalisés en partenariat avec la Fondation Holland, s’inscrivent dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance, vaste programme de développement et de réconciliation porté par le président Bassirou Diomaye Faye.
À Djinéa Djilacounda, l’école primaire, fermée depuis 2022 à cause des déplacements de populations liés au conflit, renaîtra de ses cendres. Le projet prévoit six salles de classe, un bloc administratif, un point d’eau, des sanitaires et un mur de clôture. « Tout sera fait pour que les enfants puissent à nouveau étudier dans leur propre village », a déclaré le directeur général de l’ANRAC, Iba Sané, lors d’une visite sur le terrain.
La délégation de l’ANRAC et de la Fondation Holland s’est ensuite rendue à Niallé, où le collège d’enseignement moyen fonctionne actuellement dans des abris provisoires. La Fondation s’est engagée à financer l’extension et la réhabilitation complète du CEM, avec la construction de six nouvelles salles de classe, d’un logement pour les enseignants, de latrines, ainsi que l’installation de panneaux solaires. « Ces écoles symbolisent la volonté de redonner espoir aux enfants et de consolider la paix en Casamance », a affirmé la coordonnatrice de la Fondation Holland, Henriette Sonko.

L’initiative a été saluée par les élus locaux, notamment le maire de Djibidione, Lamine Kabirou Diémé, et le représentant du conseil départemental de Bignona, qui ont promis d’accompagner le projet pour promouvoir un enseignement de qualité. Les populations, elles, expriment une satisfaction profonde : voir une école se reconstruire, c’est, pour beaucoup, le signe tangible d’un avenir qui recommence.

« Bâtir une école, c’est redonner vie à tout un village », résume Iba Sané, soulignant la portée symbolique et sociale de ces investissements. Le Plan Diomaye pour la Casamance, doté d’un financement de 53 milliards de francs CFA, prévoit 22 mesures destinées à favoriser le retour des populations déplacées et à relancer les activités économiques. Plus qu’un plan d’action, c’est un projet de renaissance pour une région meurtrie, où chaque nouvelle école devient un acte de paix et de confiance en l’avenir.












