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Nécrologie : Décès du doyen Mody Niang, le Sénégal perd une plume libre et une conscience citoyenne

C’est avec une profonde tristesse que l’on apprend, ce samedi 17 octobre 2026, la disparition de Mody Niang. L’ancien inspecteur de l’éducation, auteur de nombreux ouvrages sur la gouvernance et ancien président du Conseil d’administration de la SSPP Le Soleil, s’en est allé, laissant derrière lui une famille éplorée et un pays qui lui doit beaucoup.

La levée du corps a eu lieu ce samedi à 11 heures, à l’Hôpital Principal de Dakar. Elle a étè suivie de l’inhumation à Koki.

Une vie au service de l’école et de la chose publique

Formé à l’école de la rigueur, Mody Niang a d’abord servi l’éducation nationale comme inspecteur, transmettant le goût de l’exactitude et du travail bien fait. Une fois à la retraite, il n’a jamais cessé d’enseigner : par la plume, cette fois, il s’est adressé à tout un peuple.

Ses livres et ses contributions, publiées notamment dans les colonnes du quotidien national Le Soleil, témoignaient d’une même exigence : que la gestion des affaires publiques soit digne de la confiance des citoyens. Sans jamais se départir de sa constance, il a fait de la gouvernance un combat de toute une vie.

Un passage à la tête du « Soleil »

Nommé en Conseil des ministres le 7 août 2024, il a été installé le 11 septembre 2024 à la présidence du Conseil d’administration du journal pour lequel il avait tant écrit. Cette nomination avait quelque chose de symbolique : l’homme qui avait nourri les pages du quotidien de ses analyses en prenait désormais la tutelle.

Les épreuves de la santé l’ont contraint à renoncer à cette mission dès mars 2025. Il l’avait fait avec la dignité qui le caractérisait, soucieux de ne pas offrir moins que ce que l’on était en droit d’attendre de lui. Fidèle à ses convictions, il avait alors tenu à rappeler que ce départ ne remettait en rien son engagement aux côtés du projet auquel il croyait.

Ce qu’il laisse

Mody Niang laisse l’image d’un homme intègre, attaché à la vérité et à la justice, qui aura prouvé qu’on peut servir son pays sans fonction ni privilège, avec pour seule arme des mots justes. Ses écrits demeureront une référence pour celles et ceux qui, après lui, croiront que la bonne gouvernance est l’affaire de tous.

En cette heure de deuil, nos pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses anciens collègues et à tous ceux qui ont eu la chance de lire ou de côtoyer cet homme de conviction.

Que la terre de Koki lui soit légère. Paix à son âme.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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