Opérationnel dans 16 pays, le projet Akon Lighting Africa n’est toujours pas mis en oeuvre au Sénégal

L’ambitieux projet pour l’électrification du continent noir dénommé : « Akon Lighting Africa » (Akon éclaire l’Afrique) de la star sénégalo-américaine de R’nB, Akon, de son vrai nom Alioune Badara Thiam, tarde toujours à se concrétiser au Sénégal, alors qu’il est opérationnel dans 16 pays africains.
C’est le constat amer qu’a fait Thione Niang, un des fondateurs de ce projet qui a indiqué que les raisons sont à chercher du côté du chef de l’Etat, Macky Sall, et de son gouvernement. Il s’exprimait en marge de sa rencontre avec les jeunes étudiants de l’Université internationale Hec Business School Dakar hier, le 11 avril 2018.
l’ambitieux projet de la star internationale sénégalo-américain, Akon, prévoit l’électrification de plusieurs millions de foyers dans 40 pays africains, d’ici 2020 ? En tout cas, le projet d’un coût global d’un milliard de dollars tarde toujours à se concrétiser au Sénégal le pays d’origine de deux de ses trois co-concepteurs, du projet le plus noble du continent à savoir Akon et Thione Niang. Mais cela n’a pas empecher d’Interpellé, en marge de sa rencontre avec les étudiants de l’Université internationale Hec Business School Dakar, sur le retard noté dans le projet lancé en pompe en 2014.
De l’avis de celui qui fut membre de la cellule de communication du président américain Barack Obama, «Akon Lighting Africa est effectif dans 16 pays en Afrique». A l’en croire, la phase-pilote a été réalisée au Sénégal, dans beaucoup de régions, dont Thiès, Matam, Kaolack, et même la ville sainte de Touba. Cependant, se désole-t-il, «on attend toujours l’accord du gouvernement pour nous laisser travailler».
Sur les raisons du blocage au niveau du Sénégal, le pays d’origine, le natif de Kaolack renvoie la balle dans le camp du pouvoir. En effet, Thione Niang pense «qu’il faut aller demander au président et à son équipe». Pour cause, explique-t-il, le financement dudit projet est disponible. Qui plus est, a-t-il fait savoir, «j’ai interpellé recemment le président à New York. Il me demande d’attendre». Cela, en dehors des nombreux entretiens que leur ont accordés le président et son gouvernement. Pourtant, même s’il se réclame panafricaniste, M. Niang a informé que «Akon et moi sommes des enfants du pays et on a voulu faire ici ce qu’on est en train de faire dans certains pays du continent».










