Le Premier ministre Ousmane Sonko et l’ensemble des membres de son gouvernement sont attendus à l’Assemblée nationale le 24 février prochain dans le cadre de la session trimestrielle de questions d’actualité. L’annonce a été faite mercredi à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au cours de laquelle le chef du gouvernement a confirmé sa présence à l’hémicycle, accompagné de toute son équipe.
Selon le communiqué officiel, le Premier ministre a d’abord rendu compte de sa participation à la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, tenue les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, avant d’informer le Conseil de cette échéance parlementaire. Cette comparution collective devant les députés s’inscrit dans le cadre du mécanisme de contrôle de l’action gouvernementale, un exercice devenu un moment fort de la vie institutionnelle, où l’Exécutif est appelé à répondre publiquement aux préoccupations des représentants du peuple.
Dans un contexte national marqué par une actualité dense et parfois sensible, cette session s’annonce particulièrement scrutée. Le gouvernement devrait notamment être interpellé sur la crise universitaire, qui alimente depuis plusieurs semaines tensions et débats au sein de la communauté académique. L’enquête relative au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) devrait également occuper une place centrale dans les échanges, tant l’émotion suscitée par cette affaire reste vive dans l’opinion publique.
Par ailleurs, la question de l’homosexualité et celle de sa criminalisation continuent de polariser le débat public et politique. Sur ce sujet sensible, les attentes sont nombreuses quant à la position officielle du gouvernement et aux orientations qu’il entend défendre dans le respect des textes en vigueur et des engagements internationaux du Sénégal.
Au-delà des dossiers spécifiques, la présence du Premier ministre et de l’ensemble de son équipe traduit une volonté d’afficher cohésion et responsabilité collective face aux défis du moment. Cette confrontation directe avec les députés offrira l’occasion à l’Exécutif de clarifier ses choix, de défendre son action et de rassurer, le cas échéant, une opinion en quête de réponses sur des questions majeures touchant à la gouvernance, aux libertés publiques et à la stabilité sociale.