Sine-Saloum : le CROUS et la SEN-CSU offrent une couverture sanitaire à 6.000 étudiants et agents universitaires

À l’université du Sine-Saloum, les étudiants ont désormais une nouvelle arme pour affronter les longues nuits de révision, les périodes de stress et les petits bobos du quotidien : une carte de Couverture sanitaire universelle. Et pour une fois, il ne s’agit pas d’une énième carte destinée uniquement à grossir les portefeuilles déjà remplis de badges, reçus et photocopies administratives.
Jeudi, le Centre régional des œuvres universitaires sociales du Sine-Saloum (CROUSS) et l’Agence Sénégalaise pour la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) ont officialisé un partenariat qui permettra à 6.000 étudiants et membres du personnel de bénéficier d’une prise en charge médicale améliorée. Une initiative qui rappelle qu’à l’université, survivre aux examens est important, mais survivre tout court l’est tout autant.
La cérémonie de remise symbolique des cartes s’est tenue en présence de plusieurs autorités administratives, de représentants de la SEN-CSU, du personnel universitaire et d’étudiants venus assister à ce moment présenté comme une avancée sociale majeure pour le campus. L’adjoint au gouverneur de la région de Fatick chargé du développement, Dominique Coumba Ndoffène Diouf, a présidé la rencontre, dans une ambiance où les discours institutionnels se mêlaient à un réel soulagement chez de nombreux bénéficiaires.
Le directeur du CROUSS du Sine-Saloum, Jean Birane Gning, n’a pas caché l’objectif de cette convention : améliorer les conditions de vie et de santé des étudiants afin qu’ils puissent se concentrer davantage sur leurs études plutôt que sur leurs ordonnances médicales. Car entre les dépenses de transport, les loyers, les supports de cours et les repas parfois plus théoriques que consistants, beaucoup d’étudiants savent qu’une consultation médicale peut rapidement devenir un luxe.
Grâce à ce partenariat, les étudiants bénéficieront d’une couverture médicale intégrale, tandis que le personnel sera pris en charge à hauteur de 80 %. Une différence qui fera sans doute sourire certains étudiants, désormais couverts à 100 %, une performance rare dans un pays où même les batteries de téléphone dépassent difficilement ce niveau en fin de journée sur un campus universitaire.
Au-delà des chiffres, cette initiative traduit surtout une volonté de placer la question du bien-être au cœur du parcours académique. Car il est difficile de viser l’excellence universitaire quand un simple problème de santé peut devenir une source d’angoisse financière. Dans les amphithéâtres comme dans les résidences universitaires, beaucoup espèrent désormais que cette couverture médicale sera le début d’une série d’améliorations concrètes de la vie estudiantine.
Et si certains étudiants rêvent encore d’une couverture capable aussi de protéger contre les soutenances ratées, les retards de bourses ou les coupures d’internet à la veille des examens, cette nouvelle carte constitue déjà un premier pas vers un quotidien un peu moins précaire.
Partager :
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp
- Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail











