Actualité Société

Tabaski : près de 250.000 moutons ont déjà transité par Madina Ndiathbé, selon Mabouba Diagne

À douze jours de la Tabaski, le Sénégal enregistre une nette progression dans l’approvisionnement du marché national en moutons. En visite à Madina Ndiathbé, dans le département de Podor, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, a annoncé que 249 721 moutons en provenance de la Mauritanie ont déjà franchi la frontière sénégalaise, contre 178 000 à la même période l’année dernière. Une hausse significative qui témoigne, selon lui, de la forte mobilisation des éleveurs et des différents acteurs de la filière dans un contexte régional pourtant marqué par des défis sécuritaires persistants.

Devant les responsables des associations d’éleveurs, les autorités administratives locales et l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé, le ministre a salué les efforts consentis pour garantir un approvisionnement satisfaisant à l’approche de l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski au Sénégal. Pour les autorités, cette dynamique rassure déjà les consommateurs, notamment dans les grands centres urbains comme Dakar, Thiès ou encore les régions de l’intérieur du pays, où la demande en moutons connaît traditionnellement une forte hausse à cette période de l’année.

Selon Mabouba Diagne, le contexte sécuritaire difficile au Mali a modifié les circuits habituels d’acheminement du bétail dans la sous-région. Une grande partie des troupeaux destinés au marché sénégalais transite désormais par la Mauritanie avant d’entrer sur le territoire national via Madina Ndiathbé, devenu l’un des principaux points de passage des moutons de Tabaski. Cette réorganisation logistique a nécessité une coordination renforcée entre éleveurs, transporteurs, autorités administratives et forces de défense et de sécurité afin d’assurer la fluidité du trafic et la sécurité des opérations.

Le ministre a également profité de cette visite pour évoquer plusieurs initiatives destinées à soutenir durablement le secteur de l’élevage. Il a notamment annoncé un programme de culture fourragère portant sur 5 000 hectares d’ensilage de maïs. L’objectif est d’améliorer la disponibilité de l’aliment de bétail et de réduire les charges qui pèsent sur les éleveurs, confrontés ces dernières années à la hausse des coûts de production et aux effets des changements climatiques.

Par ailleurs, un programme de forages pastoraux sera mis en œuvre dans plusieurs communes situées le long des corridors de transhumance afin de faciliter l’accès à l’eau pour les éleveurs pastoraux. Une mesure jugée essentielle dans des zones où les ressources hydriques demeurent insuffisantes, surtout pendant les périodes de forte mobilité du cheptel.

À travers ces annonces, les autorités veulent non seulement sécuriser l’approvisionnement en moutons pour la Tabaski 2026, mais aussi poser les bases d’une modernisation plus durable du secteur de l’élevage, considéré comme un pilier stratégique de l’économie rurale sénégalaise.

Partagez la bonne info avec vos amis

Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
Follow Me:

Articles similaires