Tambacounda : le coton reprend des couleurs sous l’impulsion du nouveau gouvernement

Après Kédougou, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a poursuivi, ce dimanche 26 octobre 2025, sa tournée de suivi de la campagne agricole dans la région de Tambacounda. Première étape : le site d’un producteur de coton à Dialokoto, exploitant huit hectares, symbole du dynamisme retrouvé de la filière cotonnière dans cette région de l’Est.
Avec près de 5 000 hectares cultivés cette année, Tambacounda affiche des rendements supérieurs à la moyenne ouest-africaine, estimée entre 1 et 1,2 tonne à l’hectare. Ici, certains producteurs atteignent les deux tonnes à l’hectare, un record qui illustre les effets du soutien renforcé de l’État à travers la SODEFITEX. Les prévisions annoncent une récolte de 25 000 tonnes en 2025, soit une progression de plus de 60 % par rapport à la moyenne des dix dernières années, établie à 15 000 tonnes.
Ce redressement spectaculaire témoigne de l’impact des politiques agricoles impulsées par le gouvernement, notamment la mise à disposition d’intrants et de financements en quantité, de qualité et à temps. Pour Dr Mabouba Diagne, « ces résultats confirment que lorsque les moyens sont disponibles, le monde rural répond présent ».
Cependant, le ministre a tenu à souligner les défis qui demeurent : la mécanisation, avec un besoin accru en tracteurs et moissonneuses, ainsi que la maîtrise de l’eau afin de permettre aux petits producteurs de cultiver toute l’année. Dans cette optique, il a donné des instructions pour l’élaboration d’un Plan de Développement Agricole Intégré de Tambacounda (PDAIT), la préparation d’un contrat-programme coton entre la SODEFITEX et le MASAE, et la création de quatre à cinq Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA) dédiées aux jeunes et aux femmes.
À travers ces mesures, le ministère vise un objectif ambitieux : porter la production cotonnière de Tambacounda à 50 000 tonnes d’ici 2029, faisant de la région un véritable moteur de la souveraineté textile nationale.












