Université Gaston Berger (UGB) : une année universitaire sous la menace d’une invalidation

À Université Gaston Berger de Saint-Louis, l’année universitaire 2025-2026 pourrait connaître une issue exceptionnelle. Le Conseil académique a annoncé la tenue d’une réunion décisive au mois d’août, destinée à évaluer l’opportunité d’une invalidation totale ou partielle de l’année en cours, sur fond de crise persistante.
Réuni mardi pour examiner une situation jugée préoccupante, l’organe académique a constaté que l’université reste fortement perturbée par une grève prolongée des étudiants. Ce mouvement, initié par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL), s’inscrit dans une contestation de la réforme du système d’attribution des bourses, mais aussi dans une revendication plus large de meilleures conditions sociales et pédagogiques.
Face à cette paralysie, le Conseil académique a opté pour une approche progressive. Il attend, d’ici août, les propositions des différentes unités de formation et de recherche (UFR) ainsi que celles de l’Institut Polytechnique de Saint-Louis (IPSL), avant de trancher sur l’éventuelle invalidation d’un semestre ou de l’ensemble de l’année.
Dans un communiqué signé par le recteur, le professeur Magatte Ndiaye, les autorités universitaires ont également rappelé leur position vis-à-vis de la CESL. Cette structure, bien que très active sur le terrain, est officiellement suspendue depuis 2019. Le Conseil académique souligne ainsi que seuls les représentants étudiants régulièrement élus au sein des instances universitaires sont habilités à dialoguer avec l’administration.
Dans le même élan, le recteur est invité à engager des poursuites disciplinaires contre les étudiants impliqués dans les perturbations des enseignements et des évaluations. Ces mesures s’appuient sur la loi encadrant les franchises et libertés universitaires, qui garantit à la fois le droit à l’expression et la continuité du service académique.
Malgré les tensions, une ligne rouge demeure : le maintien du calendrier universitaire. Le Conseil académique a en effet réaffirmé la date du 14 août 2026 comme terme officiel de l’année, une échéance qui apparaît de plus en plus difficile à tenir au regard des retards accumulés.
Entre fermeté institutionnelle et revendications estudiantines, l’Université Gaston Berger traverse ainsi une période charnière. Le rendez-vous du mois d’août s’annonce déterminant pour l’avenir immédiat de milliers d’étudiants, suspendus à une décision qui pourrait redéfinir leur parcours académique.












