đŽ Portrait – Retour sur la vie de Serigne Fallou MbackĂ© « Borom na am mou am »

Cheikh Mouhamadou Fadl MbackĂ© est sans doute le plus cĂ©lĂšbre des hĂ©ritiers de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. CommunĂ©ment appelĂ© Serigne Fallou MbackĂ©, ce deuxiĂšme khalif de Serigne Touba Ă©tait crĂ©ditĂ© du don de voir se rĂ©aliser toutes les priĂšres quâil formulait.
De son vivant Ă nos jours, nombreuses sont les personnes qui demeurent avec la conviction quâil suffit de faire appel sept fois Ă Serigne Fallou pour obtenir la rĂ©alisation de ses dĂ©sirs. Une grande figure de la confrĂ©rie mouride dont l’histoire exige qu’on revient sur lâitinĂ©raire de cet Ă©rudit de lâIslam.
A Touba pour les besoins du Grand Magal, la grande attraction est toujours le mausolĂ©e de Serigne Fallou MbackĂ©, le deuxiĂšme Khalife gĂ©nĂ©ral des mourides. Cet endroit ne dĂ©semplit jamais de monde. Que cela soit en pĂ©riode de magal ou non. Dans le mausolĂ©e de cet Ă©rudit et partout ailleurs, nombreuses sont les personnes qui viennent avec la conviction quâil suffit de faire appel Ă Serigne Fallou sept fois pour obtenir la rĂ©alisation de ses dĂ©sirs.
NĂ© le 27 juin 1888 Ă Darou Salam soit au 27Ă©me jour du mois de Rajab, Cheikh Mouhamadou Fadl MbackĂ© Ă©tait crĂ©ditĂ© du don de voir se rĂ©aliser toutes les priĂšres quâil formulait. DâoĂč lâappellation de «Borom na ame mou ame», par son pĂšre, Cheikh Ahmadou Bamba MbackĂ©, fondateur du mouridisme.
A lâimage de son frĂšre Serigne Mouhamadou Moustapha MbackĂ©, Sokhna Awa Bousso, la mĂšre de Serigne Fallou est issue dâune famille maraboutique, qui a donnĂ© plusieurs imams Ă Touba. Lâanniversaire de la naissance de Serigne Fallou, le «Kazu Rajab», est un Ă©vĂ©nement bien connu de la confrĂ©rie, car assistĂ© par des centaines de milliers de disciples.
Serigne Fallou entama ses Ă©tudes coraniques chez Serigne Ndame Abdou Rahmane Lo Ă Darou Halimoul KabĂźr. Ses oncles Mame Mor Diarra et Mame Thierno Birahim ont Ă©galement beaucoup contribuĂ© Ă ses Ă©tudes. Sous le Ndigueul de son pĂšre et guide, Serigne Fallou a fondĂ© plusieurs villages dont : celui de Ndindy (1913), Bogorel (1914), Mbepp (1930), Merina bobo (1932), Khayane (1938), Touba Merina (1948), Nayroul Marame (1952), Aliyeu (1950), Touba Sourang (1961) et Touba Bogo (1962). Le dĂ©veloppement de la ville sainte de Touba sâest aussi effectuĂ© sous son magistĂšre, notamment par la crĂ©ation de forages et du cĂ©lĂšbre marchĂ© «Occasse» de Touba.
En 1945, Serigne Fallou, devenu second khalife, se plongea corps et Ăąme dans la poursuite des travaux de la Grande MosquĂ©e. Il eut lâhonneur, de procĂ©der Ă son inauguration, le 7 Juin 1963 et dây diriger la premiĂšre priĂšre. Son khalifat est encore Ă©voquĂ© de nos jours comme une pĂ©riode particuliĂšrement faste pour notre pays. Les SĂ©nĂ©galais, toutes confrĂ©ries confondues, le considĂšrent comme un vrai ascĂšte, un homme qui a reçu du crĂ©ateur le pouvoir de faire des miracles.
Lâon rapporte aussi que Serigne Fallou MbackĂ©, tel un vrai talibĂ©, Ă©tait dĂ©vouĂ© Ă son pĂšre. Pour preuve en 1927, date de la disparition de Serigne Touba, il fit 28 copies reliĂ©es du Saint Coran dont il fit don Ă Cheikh Ahmadou Bamba. Il lui offrit Ă©galement sa maison, sise alors Ă lâavenue de la gare Ă Diourbel. Une belle maison qui Ă©tait couverte de tuiles rouges avec, Ă chaque angle, le signe de lâĂ©toile et du croissant lunaire. Câest aprĂšs la disparition de son pĂšre que Serigne Fallou MbackĂ© a Ă©galement effectuĂ© son premier pĂšlerinage Ă la Mecque.
Câest dans la nuit du 06 aoĂ»t 1968 que El Hadj Mouhamadou Fallou MbackĂ© sâĂ©teignit Ă Touba plongeant le monde mouride dans une tristesse jamais Ă©galĂ©e. De cette date Ă nos jours, sa notoriĂ©tĂ© reste intacte aux yeux des talibĂ©s mourides et des disciples des autres confrĂ©ries.











