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🔮Abdou Ly DG ARTP: «Nous n’hĂ©siterons pas Ă  couper le signal si cela s’avĂšre nĂ©cessaire»

Le directeur gĂ©nĂ©ral de l’AutoritĂ© de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications et des postes(Artp) reste formel par rapport aux organes de presse qui, jusqu’ici, ne se sont pas acquittĂ©s de leurs obligations de redevances de frĂ©quences.

Un avertissement émis

A la question de savoir s’il allait couper le signal des organes qui ne se sont pas acquittĂ©s de leurs obligations, il a dit que «Si on doit en arriver lĂ , je demanderai au Conseil national de rĂ©gulation de l’audiovisuel (Cnra) de m’accompagner dans ce sens, pour l’instant nous n’en sommes pas lĂ . Mais nous n’hĂ©siterons pas Ă  en arriver s’il le faut», a vertement dit le Dg de l’Artp sur les ondes de la Radio futurs mĂ©dias (Rfm).

L’attitude de certains organes dĂ©criĂ©e

Le Dg de regretter les comportements des organes de presse nationale qui refusent de payer en avançant des arguments ou prĂ©textes politiques alors qu’il n’est rien de tout cela. «Ce que je ne peux pas comprendre, c’est l’attitude de certains organes.

En rĂ©alitĂ©, dĂšs que les factures sont Ă©mises, certains organes ruent dans les brancards alors qu’il n’est pas du tout le cas. Nous sommes dans le cadre du recouvrement de frais de gestion et de frais de redevance de frĂ©quences qui ont Ă©tĂ© allouĂ©es Ă  ces organes de presse». Le Dg de marquer son dĂ©saccord par rapport Ă  cette situation dĂ©sobligeante.

Des négociations entreprises

A ce propos, il dira: «Les organes de presse étrangers qui sont chez nous payent couramment. Donc, nous Sénégalais devons payer, faute de quoi nous ne pourrons pas développer notre pays.

Nos organes de presse ne sont pas des philanthropes, ils gagnent de l’argent, donc ils doivent s’acquitter de leurs obligations». Toutefois, le Dg a prĂ©cisĂ© qu’«à ce jour, trĂšs peu d’organes de presse sont en rĂšgle». Par rapport Ă  l’effectivitĂ© de la mesure, il prĂ©cise que certains organes ont entrepris des nĂ©gociations avec l’Artp pour trouver des terrains d’entente ou des accompagnements au regard de la situation Ă©conomique actuelle.

Seules 131 fréquences en service sur 521 autorisées

DĂ©plorant la non mise en service des frĂ©quences autorisĂ©es, le Dg fera remarquer que depuis le mois de novembre dernier, un contrĂŽle de l’ensemble des stations FM, notamment Ă©tablies sur l’étendue du territoire national a Ă©tĂ© engagĂ©. Selon lui: «Sur les 521 organes autorisĂ©s, seules 131 frĂ©quences sont mises en service.

Ce qui correspond Ă  un taux d’utilisation de frĂ©quence Ă  environ 74 Ă  75%. Ce qui constitue un gros problĂšme pour nous». Car, souligne-t-il: «Il y a beaucoup de projets structurĂ©s en attente d’allocation de frĂ©quence pour pouvoir travailler.

En revanche, il y a beaucoup d’individus ou entreprises qui dĂ©tiennent des frĂ©quences par devers eux ou elles et qui ne les utilisent pas». Donc, «les radios diffuseurs concernĂ©es ont Ă©tĂ© mises demeure dans un dĂ©lai d’un mois et les frĂ©quences non utilisĂ©es seront retirĂ©es d’exploitation Ă  un dĂ©lai d’un mois», a-t-il sommĂ©.

A noter que le groupe D. MĂ©dia, qui doit plus d’1 milliard, n’est que la partie visible de l’iceberg, informait LibĂ©ration dans son Ă©dition du 31 dĂ©cembre.

Les mauvais élÚves

Selon le journal, un premier lot de commandements, datĂ©s du 21 dĂ©cembre 2020, a Ă©tĂ© envoyĂ© par l’agent comptable particulier de l’Artp Ă  des Ă©diteurs. Sont concernĂ©s : Futurs mĂ©dias (194 271 256 francs CFA), Vibe radio (9 170 068 francs CFA), Sud communication (34 763 616 francs CFA) et Walf (168 740 248 francs CFA). Ces mĂ©dias Ă©taient sommĂ©s de payer sous huitaine, renseigne le journal.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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