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Cybercriminalité : 2 148 vidéos p0rnographiques retrouvées, 3 personnes arrêtées

Dans les coulisses d’Internet, un dispositif clandestin d’une ampleur inattendue vient d’être mis au jour par la Division spéciale de cybercriminalité (DSC). Derrière l’écran, un site p0rnographique et plusieurs groupes de diffusion sur Telegram servaient de vitrine et de relais à un véritable réseau de publication de contenus explicites et de promotion de services s€xuels tarifés.

L’enquête, menée depuis plusieurs semaines, a révélé une organisation méthodiquement structurée. Au centre du dispositif : un site spécialisé dédié à la diffusion de vidéos explicites, alimenté et animé par un administrateur opérant sous pseudonyme depuis l’étranger. Autour, des groupes privés sur Telegram faisaient office de canaux publicitaires, d’espaces d’échange et de plateformes de mise en relation entre les différentes protagonistes et leur clientèle.

Les enquêteurs ont découvert, lors de l’exploitation des supports numériques saisis, un stock massif de contenus illicites : 2 148 vidéos et images à caractère p0rnographique, dont certaines mettant en scène des personnes clairement identifiables. La diffusion de ces contenus, effectuée à grande échelle, témoignait du caractère organisé et lucratif de l’activité.

Trois personnes, identifiées comme impliquées à divers niveaux, ont été interpellées puis entendues dans le cadre de la procédure. Les premières auditions ont permis de comprendre un mode opératoire rodé : certaines personnes produisaient volontairement des vidéos personnelles, destinées à être publiées sur le site et relayées sur les groupes Telegram. En échange, elles proposaient des prestations s€xuelles à des tarifs pouvant atteindre 10 000 F CFA l’heure et 20 000 F CFA la nuitée, avec paiement presque systématique via mobile money.

L’administrateur, véritable chef d’orchestre du réseau, prélevait une commission équivalente à la rémunération d’un client sur quatre, assurant ainsi un bénéfice régulier tout en maintenant un anonymat soigneusement protégé.

À l’issue des premières étapes de l’enquête, les trois suspects ont été déférés devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Mais le dossier est loin d’être clos : les investigations se poursuivent pour identifier l’ensemble des acteurs, complices et bénéficiaires de ce réseau numérique tentaculaire.

Derrière cette affaire, c’est une nouvelle fois la complexité de la cybercriminalité contemporaine qui se dévoile : des pratiques illégales facilitées par le numérique, une économie parallèle difficile à retracer et des ramifications potentielles bien au-delà des frontières.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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