Diourbel : trois morts d’une même famille dans un accident impliquant un camion sans freins

La commune de Diourbel a vécu, ce mercredi 31 décembre 2025 en fin de journée, l’un de ces drames qui glacent le sang et laissent une communauté entière sous le choc. Aux environs de 18 heures, alors que la circulation restait dense sur l’axe reliant le centre-ville à la gare routière, en face de la compagnie de la gendarmerie, une scène d’horreur s’est brutalement imposée aux passants.
Un camion chargé de sable, devenu incontrôlable faute de freins, a surgi et percuté violemment une moto-Jakarta. À son bord se trouvait une famille, unie par les liens du sang et de l’affection, qui n’imaginait pas que ce trajet ordinaire serait le dernier. Le choc a été d’une extrême violence, brisant en quelques secondes des vies et des rêves.
Le conducteur de la moto, M. Ba, âgé de 24 ans, grièvement blessé, a été évacué d’urgence à l’hôpital régional Heinrich Lubke où il lutte encore pour sa survie. Mais pour ses passagères, le sort a été implacable. Une jeune femme enceinte, D. Diallo, 21 ans, et deux enfants innocents, A. Babou, âgée de 3 ans, et A. Ba, 6 ans, toutes domiciliées à Keur Cheikh, ont perdu la vie sur le coup. Trois existences fauchées, trois sourires à jamais éteints, laissant derrière elles une douleur indicible.
Sur les lieux de l’accident, l’émotion était palpable. Cris, larmes, silence lourd de stupeur : Diourbel s’est figée face à l’irréparable. Les corps sans vie ont été transportés à la morgue de l’hôpital Lubke, pendant que familles, voisins et témoins tentaient de comprendre l’incompréhensible.
Le chauffeur du camion, M. Ngom, 35 ans, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat central de Diourbel. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame qui rappelle, une fois de plus, la fragilité de la vie et l’urgence de renforcer la sécurité routière.
En cette fin d’année, Diourbel pleure ses morts. Une famille est décimée, et toute une ville partage le deuil, avec cette question lancinante : jusqu’à quand ces tragédies continueront-elles à endeuiller nos routes ?












