Sanctions de la CAF : la FSF renonce à faire appel et assume 337 millions de francs CFA d’amendes

La Fédération sénégalaise de football a choisi la voie de la retenue. Dans un communiqué rendu public le 31 janvier 2026, l’instance dirigeante du football national a annoncé qu’elle ne ferait pas appel de la décision disciplinaire prononcée le 28 janvier par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football. Une option assumée qui met un terme définitif à un dossier sensible né des événements ayant émaillé la dernière phase finale de la Coupe d’Afrique des nations.
Au cœur de cette affaire figurent le sélectionneur national Pape Bouna Thiaw ainsi que les internationaux Ismaïla Sarr et Iliman Cheikh Baroy Ndiaye, tous sanctionnés à l’issue de la procédure engagée par l’instance continentale. Après examen du verdict, la FSF a estimé qu’une contestation n’était ni opportune ni conforme à la ligne de conduite qu’elle entend désormais adopter dans ses relations avec la CAF. Elle a ainsi notifié officiellement sa décision de ne pas interjeter appel, acceptant les sanctions sportives et financières qui en découlent.
Ce choix, loin d’être anodin, est présenté par la Fédération comme un acte de responsabilité institutionnelle et de respect des mécanismes disciplinaires en vigueur au sein du football africain. En application de l’article 91.4 du Code disciplinaire de la CAF, la FSF a également confirmé qu’elle assumera l’intégralité des amendes infligées, qu’elles concernent l’association elle-même, le staff technique ou les joueurs concernés. Le montant global de ces sanctions financières s’élève à 615 000 dollars américains, soit environ 337 millions de francs CFA.
Dans son communiqué, l’instance fédérale sénégalaise tient toutefois à préciser que cette posture d’apaisement ne saurait être interprétée comme un renoncement à la défense de ses intérêts. La FSF réaffirme sa détermination à faire valoir ses droits au sein des instances du football continental, tout en inscrivant son action dans un cadre de loyauté institutionnelle et de stricte conformité aux règlements de la CAF. Une approche qu’elle estime nécessaire pour contribuer à la crédibilité des compétitions africaines et à la promotion de l’intégrité du jeu.
En décidant de tourner la page sans prolonger le contentieux, la Fédération sénégalaise de football envoie un message fort : celui de la stabilité et de la continuité. L’objectif est désormais de préserver la sérénité autour de la sélection nationale et de recentrer toutes les énergies sur les défis sportifs à venir. À l’horizon, la préparation des prochaines échéances internationales, et en ligne de mire, la Coupe du monde, qui exige cohésion, discipline et projection vers l’avenir plutôt que l’enlisement dans des batailles juridiques.












