CAN 2025 : Ousmane Sonko réaffirme les engagements de l’État envers les Lions

La cérémonie de présentation du trophée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Premier ministre Ousmane Sonko, tenue cet après-midi au Building administratif « Mamadou Dia », a largement dépassé le cadre d’un simple rituel protocolaire. Bien plus qu’un moment de célébration sportive, l’événement s’est imposé comme une séquence politique forte, chargée de symboles et de messages à destination de la Nation.
Face à la délégation de la Fédération sénégalaise de football (FSF), le chef du gouvernement a tenu à rappeler que la victoire des Lions n’appartient ni à un camp, ni à une génération, encore moins à une majorité politique. « Cette victoire dépasse les clivages », a-t-il laissé entendre en substance, appelant à la considérer comme un patrimoine commun, fédérateur et porteur d’unité nationale.
Au-delà du trophée, des engagements concrets
Si le trophée trônait au cœur de la rencontre, les échanges ont rapidement pris une tournure plus stratégique. La discussion a permis d’aborder plusieurs dossiers sensibles, notamment ceux liés aux engagements de l’État envers les Lions, en particulier les questions de primes et de foncier, souvent sources de débats dans l’opinion.
Dans un discours empreint de transparence, Ousmane Sonko a levé le voile sur les coulisses de l’après-finale. « Dès la fin du match, le président Bassirou Diomaye Faye m’a appelé pour me dire qu’il fallait préparer les récompenses. Il m’a confié cette mission », a-t-il révélé. Une déclaration qui met en lumière la réactivité de l’exécutif au lendemain du sacre continental.
Une préparation dès le lendemain de la finale
Fidèle à cette instruction, une réunion stratégique est convoquée dès le lendemain, réunissant le ministre des Finances, le directeur des Domaines et plusieurs conseillers de l’État. L’ambition affichée était claire : faire mieux que par le passé et inscrire ces récompenses dans une logique de reconnaissance durable, au-delà des gestes symboliques habituels.
Mais la réalité du terrain s’est vite imposée, notamment sur la question foncière, relancée par les sorties médiatiques d’El Hadji Diouf et les clarifications apportées par la FSF.
Le foncier, une équation nationale complexe
Sans détour, le Premier ministre a reconnu les limites actuelles de l’État : « Il n’y a plus d’assiettes foncières à Dakar ». Une situation qu’il a attribuée à un héritage lourd, marqué par une accumulation de litiges fonciers, parfois explosifs. Pour lui, cette problématique dépasse largement le cas des Lions et s’inscrit dans une crise structurelle nationale.
« Nous avons hérité d’un pays miné par les irrégularités foncières. Il fallait tout remettre à plat », a-t-il expliqué, soulignant la volonté du gouvernement d’assainir un secteur longtemps gangrené par des pratiques contestées.
Une parole d’État réaffirmée
Malgré ces contraintes, Ousmane Sonko a tenu à rassurer. D’un ton ferme, il a réaffirmé l’engagement de l’État à honorer toutes les promesses faites. « Je peux certifier que tout engagement pris par l’État sera respecté », a-t-il martelé.
Un message clair, adressé à la fois aux Lions sacrés en 2022 et à l’opinion publique : dans un contexte économique difficile, la parole de l’État demeure un engagement sacré. À travers ce trophée, c’est donc bien plus qu’une victoire sportive qui a été célébrée ; c’est une vision de cohésion nationale et de responsabilité gouvernementale qui a été réaffirmée.













