Aliou Cissé nommé sélectionneur de l’Angola après son départ de la Libye

À peine une page tournée, une autre s’écrit déjà pour Aliou Cissé. Le technicien sénégalais, figure emblématique du football africain moderne, vient d’être nommé à la tête de la sélection nationale de Angola, marquant ainsi une nouvelle étape dans une trajectoire riche en défis et en renouveaux. L’annonce, faite par la Fédération angolaise de football à travers ses canaux officiels, a été accompagnée d’une cérémonie de présentation où l’ancien sélectionneur des Lions du Sénégal a été introduit comme le nouveau patron des “Palancas Negras”.
Ce rebond intervient dans un contexte particulier pour l’ancien capitaine des Lions, qui sort d’un passage relativement bref à la tête de la sélection de Libye. Arrivé en 2025 avec l’ambition de bâtir un collectif compétitif, Aliou Cissé aura dirigé l’équipe durant quelques mois, le temps d’imprimer sa marque et d’engranger un bilan honorable de trois victoires, cinq matchs nuls et deux défaites. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout une expérience humaine et professionnelle qu’il retient, comme il l’a lui-même confié dans un message publié sur ses réseaux sociaux, évoquant “un mois de mars très spécial” marquant la fin de son aventure libyenne.
Fidèle à son style, fait de rigueur, de discrétion et d’engagement, Cissé a salué la richesse de cette immersion, tout en exprimant son attachement au développement du football libyen. Un départ sans fracas, empreint de respect et d’élégance, à l’image de l’homme qui, en 2022, avait conduit le Équipe du Sénégal de football au sommet du continent africain.
Son arrivée en Angola ouvre désormais un nouveau chapitre, porteur d’espoirs pour une sélection en quête de renouveau. Pays passionné de football, l’Angola voit en lui un bâtisseur capable d’insuffler une nouvelle dynamique, de structurer un projet sportif ambitieux et de redonner aux Palancas Negras une place de choix sur la scène africaine. À 48 ans, Aliou Cissé continue ainsi de tracer son chemin avec détermination, passant d’un défi à un autre, avec la même exigence et la même foi en son métier.
Dans un continent où les trajectoires des entraîneurs sont souvent marquées par l’instabilité, son parcours se distingue par une certaine constance dans l’engagement et la vision. L’Angola devient ainsi le nouveau terrain d’expression d’un technicien qui n’a jamais cessé de croire en la force du travail, et pour qui chaque expérience, aussi brève soit-elle, constitue une pierre de plus dans l’édifice d’une carrière résolument tournée vers l’excellence.













