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LFI 2026 : un budget de 7 433,9 milliards FCFA pour des recettes en hausse de 23,4 %

Le projet de loi de finances initiale pour 2026, soumis ce samedi 29 novembre à l’Assemblée nationale, marque une nouvelle étape dans la trajectoire budgétaire du Sénégal. Présenté en séance plénière par Mady Danfakha, rapporteur général de la commission des finances et du contrôle budgétaire, le document traduit une hausse significative des ambitions publiques. Les recettes sont projetées à 6 188,8 milliards de francs CFA, contre 5 014,3 milliards en 2025, soit une progression de 23,4 %, tandis que les dépenses augmenteraient de 12,3 % pour atteindre 7 433,9 milliards.

Cette orientation repose sur des hypothèses macroéconomiques tablant sur une croissance de l’ordre de 5 % en 2026. Le déficit budgétaire, lui, devrait s’établir à 5,37 % du PIB, selon les projections officialisées par la commission. Le ministère des Finances et du Budget anticipe également une augmentation notable de la pression fiscale, attendue à 23,2 % du PIB, contre 19,3 % dans la loi de finances de l’année précédente, signe d’un effort accru de mobilisation des ressources internes.

Dans le détail, les dépenses du budget général, fixées à 7 177,2 milliards, traduisent les priorités de l’État dans un contexte de réajustements économiques. Le service de la dette absorbera 1 190,6 milliards, tandis que la masse salariale devrait atteindre 1 532,8 milliards. Les dépenses d’acquisition de biens et services, ainsi que les transferts courants, sont estimés à 1 650 milliards. Les investissements demeurent soutenus, avec 1 448,9 milliards de dépenses en capital sur ressources internes et 1 355 milliards sur financements extérieurs.

Mady Danfakha a également attiré l’attention sur une baisse des tirages sur dons-projets, évalués à 145,2 milliards pour 2026, soit un recul de 54,8 milliards par rapport à l’exercice précédent. Parallèlement, les comptes spéciaux du Trésor affichent un équilibre entre recettes et dépenses, totalisant 256,7 milliards, contre 219,7 milliards en 2025, confirmant une dynamique de consolidation progressive.

Dans l’ensemble, cette loi de finances 2026 se veut le reflet d’une stratégie budgétaire mêlant prudence, réformes structurelles et volonté d’accroître la capacité d’investissement de l’État, dans un contexte où les équilibres macroéconomiques restent sous vigilance.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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