Malem Hodar : sept villages raccordés à l’eau potable grâce à un forage du PUDC

Sept villages du département de Malem Hodar, dans le centre du Sénégal, viennent de tourner une page de cinquante années de pénurie d’eau potable. À Hamdalaye Delbi, l’émotion était palpable ce mardi lors de l’inauguration du nouveau forage construit par le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Cet ouvrage hydraulique, véritable bouffée d’espoir pour les habitants, marque une étape décisive dans l’amélioration des conditions de vie des populations rurales de la commune de Dianké Souf.
Le nouveau forage est doté d’un château d’eau, d’une cabine de pompage, d’un logement pour le technicien chargé de son fonctionnement, ainsi que d’une clôture grillagée, d’abreuvoirs et de bornes fontaines. Autant d’équipements qui témoignent de la volonté des autorités de garantir un accès durable et sécurisé à l’eau potable. « On ne peut pas vivre sans eau, on ne peut pas vivre en bonne santé sans eau potable. L’eau est donc indispensable », a rappelé le coordonnateur national du PUDC, Gade Kounta, lors de la cérémonie.
L’événement s’est tenu en présence du député El Hadji Diop, des représentants du maire de Dianké Souf et du sous-préfet de Sagna, venus partager la joie des habitants. Pour Baye Aliou Ndao, chef du village de Hamdalaye Delbi, cette inauguration met fin à un « calvaire » de plusieurs décennies. L’eau potable, longtemps perçue comme un rêve inaccessible, devient enfin une réalité tangible pour ces communautés rurales.
Profitant de son déplacement, Gade Kounta a visité le chantier de la route en latérite reliant Ndioum Nguinth à Keur Iba, un tronçon long de 21 kilomètres que le PUDC fait construire pour désenclaver la zone. Le taux d’avancement de ce projet est estimé à 56 %. Le coordonnateur a invité les techniciens à accélérer le rythme afin que la livraison intervienne dans les délais prévus.
Entre eau potable et désenclavement, les projets du PUDC traduisent la continuité d’une politique publique tournée vers l’équité territoriale. À Hamdalaye Delbi comme dans les villages voisins, l’eau qui coule désormais des bornes fontaines symbolise plus qu’un progrès technique : elle représente la dignité retrouvée de populations longtemps laissées à la marge du développement.












