Santé maternelle : 7 milliards FCFA pour renforcer le système sanitaire du Sénégal

La santé de la mère et de l’enfant demeure l’une des priorités majeures de l’État du Sénégal. Dans cette optique, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a conclu, hier, une convention de partenariat avec la Children’s Investment Fund Foundation (Ciff), marquant une nouvelle étape dans l’engagement du pays en faveur d’un système de santé plus équitable. La fondation a consenti un financement de près de sept milliards de francs CFA pour un projet d’une durée de trois ans, destiné à accélérer la transformation du système sanitaire national afin de garantir à chaque femme et à chaque enfant un accès à des services de qualité.
Présidant la cérémonie de signature, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a salué une avancée décisive dans la marche du Sénégal vers un système de santé « plus résilient, équitable et performant ». Selon lui, le choix de la Fondation Ciff de financer directement son département constitue « une approche stratégique et innovante, fondée sur la confiance dans le leadership du Sénégal et la maturité de ses institutions sanitaires ».
Le projet financé permettra notamment :
l’acquisition d’équipements biomédicaux essentiels, dont du matériel de gynécologie et des équipements de blocs opératoires ;
l’équipement du service de gynécologie du centre de procréation médicalement assistée de l’Hôpital Dalal Jamm ;
la dotation de 30 ambulances médicalisées pour les zones à faible couverture sanitaire ;
le recrutement de 13 gynécologues et d’ingénieurs biomédicaux pour renforcer les capacités humaines du système.
Le ministre a exprimé sa reconnaissance envers la Fondation CIFF pour sa confiance, ainsi qu’à l’ensemble des équipes du ministère pour leur engagement constant au service du pays.
« Ensemble, faisons de ce partenariat un modèle d’innovation et de réussite », a conclu Dr Ibrahima Sy.
Le ministre a rappelé les progrès enregistrés ces dernières années, fruits d’un engagement collectif du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que de la société civile. Grâce à cette mobilisation, le taux de prévalence contraceptive moderne est passé de 8,9 % en 2010 à près de 26 % aujourd’hui. L’ambition du Sénégal, a-t-il précisé, est d’atteindre 46 % d’ici à 2028, conformément au Plan d’actions national budgétisé (Panb). Pour M. Sy, l’amélioration de la santé reproductive, maternelle et infantile demeure une pierre angulaire du développement humain, et le gouvernement reste déterminé à poursuivre ses efforts dans ce domaine.
De son côté, le directeur exécutif de la Fondation Ciff, Miles Kemplay, a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner durablement le Sénégal. Outre ce financement, la fondation compte soutenir le gouvernement et ses partenaires dans la mise en œuvre de l’agenda de transformation nationale Sénégal 2050. M. Kemplay a salué les progrès remarquables réalisés ces dernières décennies en matière de santé maternelle. Il a rappelé que le taux de mortalité maternelle a régulièrement diminué pour s’établir aujourd’hui à 237 décès pour 100 000 naissances vivantes — une avancée significative, mais aussi un rappel du chemin qui reste à parcourir.
« Derrière chaque statistique se cachent une mère, une famille et une communauté dont l’avenir dépend de notre action collective », a-t-il souligné, invitant à poursuivre cet élan de solidarité et de responsabilité partagée.












