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Trois morts et six blessés dans un accident impliquant un “Cheikhou Cherifou” sur la route Fatick–Foundiougne

Trois morts. Six blessés. Et encore des familles endeuillées, encore des larmes sur l’asphalte. L’accident survenu ce dimanche sur l’axe Fatick–Foundiougne n’est pas un simple fait divers. C’est le énième drame d’un système de transport à bout de souffle, où les “Cheikhou Cherifou” continuent de rouler à tombeau ouvert, défiant la prudence, la loi et le bon sens.

Le minicar, bondé de passagers, aurait dérapé avant de se renverser peu après 18 heures, selon des témoins. La scène, insoutenable, résume à elle seule le chaos organisé qui règne sur certaines routes du pays.

Combien faudra-t-il encore de cercueils, de pleurs et de sang versé avant que l’État n’ose s’attaquer à cette plaie nationale ? Les “Cheikhou Cherifou”, censés rapprocher les villages, sont devenus des cercueils ambulants. Chaque voyage devient une roulette russe pour les passagers, chaque virage une menace.

Sur la route de Fatick, trois vies se sont éteintes ce dimanche. Demain, ce sera ailleurs, d’autres noms, d’autres familles. Tant qu’on fermera les yeux sur ces pratiques, tant qu’on laissera ces véhicules entre les mains de certains chauffeurs indisciplinés transporter nos compatriotes sans un contrôle rigoureux sur nos routes , les drames se répéteront.

Il est temps d’agir. Pas avec des discours, mais avec des décisions courageuses.

Parce qu’au rythme où vont les choses, les “Cheikhou Cherifou” continueront à sillonner le Sénégal — non comme symboles de mobilité populaire, mais comme funestes messagers de la mort.

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Journaliste et Blogueur, Fondateur du Blog de la Jeunesse Consciente.
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