Grève illimitée des transporteurs : le bras de fer se durcit, les négociations échouent avec l’État

La tension reste vive dans le secteur du transport routier au Sénégal, où la grève déclenchée depuis une semaine par la Fédération des syndicats des transports routiers se poursuit, faute d’accord trouvé avec les autorités étatiques. Après plusieurs heures de négociations tenues ce dimanche à la sphère ministérielle de Diamniadio, les discussions n’ont pas permis de rapprocher les positions, laissant les transporteurs dans une posture de fermeté.
De 11 heures à 21 heures, les représentants syndicaux ont échangé avec les autorités, notamment celles du ministère des Transports terrestres et aériens, autour des dix points inscrits sur leur plateforme revendicative. Mais selon le secrétaire général national, Alassane Ndoye, aucune avancée significative n’a été enregistrée. Il déplore un dialogue qui, à ses yeux, n’a pas encore permis de poser les bases de solutions concrètes face aux difficultés que rencontrent quotidiennement les acteurs du secteur.
Face à ce qu’il qualifie de statu quo, le responsable syndical estime que les autorités ne semblent pas encore disposées à répondre aux préoccupations des transporteurs, qui dénoncent entre autres les tracasseries routières et le non-respect des engagements relatifs à la réduction des points de contrôle. Dans ce contexte, la fédération, affiliée à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, entend consulter sa base afin de définir la suite à donner au mouvement.
En attendant cette concertation interne, la grève se poursuit, maintenant la pression sur les pouvoirs publics. Le mot d’ordre, lancé depuis lundi dernier, a fortement perturbé la mobilité dans plusieurs régions du pays, même si son impact a été relativement atténué dans la capitale grâce au déploiement des bus de l’Association de financement des professionnels du transport urbain, qui ont permis d’assurer une certaine continuité du service.
Entre détermination syndicale et attente d’un signal fort de l’État, le bras de fer se prolonge, laissant planer l’incertitude sur une issue rapide à cette crise qui met à rude épreuve le quotidien des usagers.













