Nécrologie : Décès du journaliste Abdou Mbodj, correspondant de L’Observateur à Louga

Le décès d’Abdou Mbodj, correspondant du quotidien L’Observateur à Louga, a plongé le monde de la presse régionale dans une profonde tristesse. Le journaliste s’est éteint lundi à Guéoul, dans le département de Kébémer, des suites d’une longue maladie. Avec lui, disparaît une figure respectée du paysage médiatique du nord du pays, connue pour sa rigueur, sa modestie et son amour du métier.
Au fil des années, Abdou Mbodj s’était imposé comme une référence dans la couverture de l’actualité locale. Ses confrères décrivent un homme de terrain, exigeant envers lui-même, mais toujours disponible pour les autres. Dans un milieu souvent marqué par la compétition, il avait su se distinguer par un esprit de confraternité et un sens aigu du partage.
« Abdou Mbodj fut un homme très discret et généreux dans l’effort. Il avait un sens aigu de la collaboration confraternelle et s’est toujours battu pour le respect des principes de notre métier. C’était un véritable soldat de la presse », confie avec émotion Khalifa Wélé, correspondant du quotidien Le Soleil à Louga.
Même témoignage empreint de respect de la part de Khalifa Gueye, journaliste et administrateur de l’Académie de football A2F, qui garde en mémoire leur dernière collaboration : « Il avait réalisé un reportage sur mon académie le 24 mai dernier. Que la terre de Guéoul lui soit légère et que le Paradis soit sa dernière demeure. »
Pour Gora Mbodj, correspondant de la chaîne privée 7 TV, la disparition d’Abdou Mbodj laisse un vide difficile à combler : « Abdou Mbodj était bien plus qu’un confrère, c’était un homme exemplaire. Il m’avait dit un jour : Tu es un petit, mais il faut bien travailler, car seul le travail paie. Cette phrase résume toute sa philosophie du métier. »
À travers ces hommages, se dessine le portrait d’un professionnel passionné, profondément attaché à l’éthique journalistique et à la vérité du terrain. Sa disparition rappelle combien le journalisme local repose souvent sur des hommes et des femmes discrets, engagés dans l’ombre, mais essentiels à la vitalité de l’information dans nos territoires.
Abdou Mbodj laisse derrière lui le souvenir d’un journaliste intègre, d’un confrère bienveillant et d’un homme profondément humain. Son nom restera associé à cette presse régionale qu’il a servie avec humilité et dévouement jusqu’à son dernier souffle.











